Covering ou PPF sur une voiture en leasing : avant la pose
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Covering ou PPF sur une voiture en leasing : avant la pose

6 min de lecture

Vous roulez en leasing et vous envisagez un film de protection ou un covering. Avant de prendre rendez-vous, une question se pose, que le propriétaire d'une voiture payée n'a pas à se poser : avez-vous le droit de le faire, et que se passera-t-il le jour où vous rendrez la voiture ? Le poseur ne peut pas répondre à la place de votre contrat. Voici ce qu'il faut vérifier, demander et prévoir avant la pose.

La voiture ne vous appartient pas encore

En leasing, l'organisme reste propriétaire du véhicule pendant toute la durée du contrat. Vous en êtes le détenteur : il est immatriculé à votre nom, vous l'assurez, vous l'utilisez, vous l'entretenez. Mais vous ne pouvez pas en disposer comme d'un bien à vous.

Pour savoir ce qui est permis sur la voiture, il faut lire votre contrat et ses conditions générales. Une règle générale ne vous le dira pas, et ce qu'a fait un collègue avec un autre organisme non plus.

Il n'existe pas de réponse unique. Deux contrats signés la même année chez deux organismes différents peuvent traiter un film de protection de façon opposée. Chez un même organisme, les conditions peuvent aussi changer d'une génération de contrat à l'autre. Une phrase comme « en leasing, le covering est interdit » ou « un film, ça ne compte pas » reste une généralisation.

Ce qu'il faut chercher dans le contrat

Reprenez le contrat et ses conditions générales, et cherchez les passages suivants. Leur intitulé varie d'un contrat à l'autre, leur contenu aussi.

  • Les modifications ou transformations du véhicule : certaines clauses visent toute modification, d'autres seulement ce qui touche la technique ou l'homologation.
  • L'obligation de maintenir le véhicule en bon état : souvent formulée de façon générale, elle peut servir de base à une facturation.
  • Les accessoires et équipements ajoutés : ce qui est posé en cours de contrat, à qui il revient, et s'il faut le retirer.
  • Les conditions de restitution : l'état attendu, la procédure d'expertise, ce qui compte comme usure normale.
  • Les frais de remise en état : comment ils sont calculés et qui les fixe.

En lisant, gardez une distinction en tête. Un film se retire : c'est en principe une intervention réversible. Une peinture refaite, un perçage pour un accessoire ou une découpe dans un pare-chocs ne le sont pas. Le contrat peut faire cette distinction, ou ne pas la faire. Ne supposez pas que l'organisme la fait parce qu'elle vous paraît logique.

Demander l'accord par écrit, et ce qu'il doit préciser

Si le contrat est muet ou ambigu, posez la question à l'organisme avant la pose. Gardez la réponse écrite : courriel, lettre ou message depuis votre espace client.

Une demande utile décrit précisément le projet :

  • le type de film : protection transparente (PPF) ou covering couleur ;
  • les zones couvertes : face avant seulement, véhicule complet, toit, rétroviseurs ;
  • la couleur et la finition, pour un covering ;
  • le poseur, avec ses coordonnées ;
  • ce qui est prévu à l'échéance : retrait du film avant la restitution, ou maintien.

Plus la demande est précise, plus la réponse le sera. Un « oui, pas de problème » donné à une question vague ne vous dit pas ce qui sera accepté au rendez-vous de restitution.

Un accord donné au téléphone vous protège mal : il est difficile à prouver, et certains contrats exigent la forme écrite pour tout accord qui s'ajoute au contrat. Trois ou quatre ans plus tard, votre interlocuteur aura sans doute changé et la trace de l'appel sera difficile à retrouver. Le jour de la restitution, c'est l'écrit que vous pourrez montrer. Rangez la réponse avec votre contrat, pas dans une boîte mail que vous ne consulterez plus.

Le PPF, une parade aux frais de restitution

Les impacts de gravillons sur le capot, le bouclier avant et les rétroviseurs peuvent être relevés lors d'une expertise de restitution. Selon leur nombre et la grille de l'organisme, ils passent pour de l'usure ou sont facturés. Sur une voiture qui fait beaucoup d'autoroute, ils apparaissent vite. Un film transparent posé tôt, sur une voiture neuve ou presque, peut les éviter : l'impact marque le film, pas la peinture.

C'est un argument réel. Il a des limites, à connaître avant de compter dessus.

  • Un film abîmé, jauni, décollé sur les bords ou mal retiré devient lui-même un défaut que l'expert peut relever.
  • Le film ne protège pas d'un choc. Contre une portière, un poteau ou une bordure de trottoir, la tôle se déforme dessous.
  • Le film ne rattrape pas une peinture déjà marquée au moment de la pose. Il la recouvre telle quelle.

Pour savoir où passe la frontière entre usure admise et dégât facturé, voyez notre article sur ce qui se facture à la restitution d'un leasing. Si le budget ne permet pas de tout couvrir, un article dédié détaille les zones à protéger en priorité avec un PPF.

Le covering couleur : une démarche de plus

Un covering qui change la couleur de la voiture ajoute une question que le PPF transparent ne pose pas : celle de l'annonce du changement de couleur. Notre article sur le covering la traite dans sa partie changement de couleur : ce qu'il faut annoncer. En leasing, cette démarche s'ajoute à l'accord de l'organisme, elle ne le remplace pas.

Renseignez-vous aussi auprès de votre assureur. En leasing, la voiture est en principe couverte par une casco complète. Une modification visible peut concerner la description du véhicule ou la valeur assurée. Demandez à votre assureur s'il veut en être informé, et sous quelle forme. Là encore, gardez sa réponse par écrit.

Retirer le film à l'échéance, ou le laisser

C'est la décision qu'on oublie de prendre. Elle doit l'être avant la pose, pas trois semaines avant la restitution. Il y a deux options.

Retirer le film avant le rendez-vous de restitution

C'est l'option la plus simple à faire valoir : la voiture revient avec son aspect d'origine. Confiez la dépose à un professionnel. Un film tiré trop vite ou à froid peut arracher du vernis ou laisser des résidus de colle.

Après la dépose, contrôlez deux choses à la lumière du jour : l'absence de résidus de colle, et l'état de la peinture dessous.

Vérifiez aussi un point qui ne se présente pas toujours. La peinture protégée est restée proche de son état d'origine, alors que celle des zones non filmées a vieilli au soleil. Selon la teinte et le véhicule, un léger écart d'aspect peut apparaître entre les deux. Ce n'est pas systématique. Mieux vaut le constater chez le poseur que le découvrir avec l'expert.

La dépose immobilise la voiture. Inscrivez-la dans le calendrier de fin de contrat, avec une marge pour une éventuelle correction de peinture si le contrôle révèle quelque chose. Le rendez-vous de restitution ne se déplace pas toujours facilement.

Laisser le film en place

C'est possible si l'organisme l'accepte, et seulement par écrit. L'accord obtenu avant la pose peut déjà le prévoir : c'est pour cela que la question de l'échéance doit figurer dans votre demande. Un film laissé en place doit être en bon état. Un PPF jauni ou fendillé ne passera pas pour une protection.

Céder le leasing avec une voiture filmée

Si vous sortez du contrat avant terme en le transférant à un repreneur, le film part avec la voiture. Le repreneur reçoit à la fois la protection et la question de la restitution.

Pour que le transfert se passe proprement :

  • faites constater la présence du film et son état au moment de la reprise, zone par zone, avec des photos datées ;
  • transmettez au repreneur l'accord écrit de l'organisme, s'il en existe un ;
  • précisez ce qui avait été convenu pour l'échéance : retrait ou maintien.

C'est le repreneur qui répondra de l'état de la voiture le jour de la restitution. Il a intérêt à savoir ce qu'il reprend, et vous avez intérêt à ce que ce soit écrit. Pour céder votre contrat, notre page sortir de votre leasing en le cédant présente la démarche. Côté repreneur, l'article comment se passe une reprise de leasing explique le déroulé complet.

En parler avant la pose

La bonne question se pose avant de prendre rendez-vous à l'atelier, contrat de leasing en main. Une fois le film posé, un accord demandé après coup s'obtient moins facilement.

Si vous voulez faire poser un film de protection ou vous renseigner sur le covering en atelier, venez avec votre contrat ou avec la réponse de votre organisme. Nous regarderons avec vous ce qui est prévu à l'échéance avant de fixer la date de pose. En cas de doute sur votre situation, posez-nous la question avant la pose. Vous éviterez de découvrir la réponse le jour de la restitution.